Il existe des relations parfois très particulières.
Non je ne suis pas la fille de l'Eau.
Et pourtant comme l'homme au milieu de millions d'invidus et formant l'humanité, j'ai cette impression incommensurable d'être comme la vague au milieu de l'océan.
Si la vague se sent si petite par rapport à l'océan, c'est qu'elle n'a pas conscience qu'elle est l'Eau et qu'elle n'a donc pas conscience de sa grandeur. Nous ne sommes donc pas des individus isolés au milieu d'autres individus, comme la vague au milieu d'autres vagues, mais nous sommes tout comme l'océan, une humanité.
Il existe donc des relations parfois élémentales avec les choses de la nature...échange quotidien, forme de méditation, de fusion, difficile à exprimer qui vous donne cette impression de grandeur. Cette impression que toute une humanité en vous est contenue, que tout l'univers même de par sa grandeur en vous est contenu et que vous devenez en l'instant d'une seconde la grandeur même de l'univers . Je ne peux définir l'état d'allégresse qu'une telle fusion peut apporter tant elle se situe au delà des mots et de la compréhension.
Tout comme je ne peux définir tout ce que l'élément eau m'apporte lorsque je vais méditer au bord de la mer : si ce n'est une certaine maîtrise de mes émotions et de mon affectivité, une réconciliation de ma nature féminine avec toutes les sensibilités qui peuvent s'articuler autour de mon corps, la clairvoyance, le nettoyage mental.
Il me suffit de regarder et de fusionner avec le ressac des vagues pour que mon mental se voit nettoyer de toutes les informations qu'il a emmagasiné dans la journée.
Il me semblerait parfois que la mer est une grande dame remplie d'un infini amour qui caresse la terre, qu'elle pourrait être la force et la beauté maternelle à l'état le plus primaire de la nature.
Le va et vient inlassable des vagues comme une respiration cosmique, symbole du mouvement perpétuel de la vie sur terre. Ronde comme l'infini là où les deux extrémités du cercle se rejoignent.